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l' ACTUALITE dans les MEDIAS

Dans l'avenir vous pourrez suivre toute notre actualité dans cette rubrique 

Pendant l'été , la Presse a parlé des Riches Heures de Simiane, ci dessous quelques extraits

Article dans le Journal "La Provence "

Articles dans le Journal " Haute provence Info "

 A l'occasion de la Première du XXXVI éme Festival

 Article signé par Michel JUBIN

 

 A l'occasion du concert de l'Ensemble STRAVAGANZA

" AVEC L'ENSEMBLE BAROQUE « STRAVAGANZA » UN PAS DE CÔTÉ...

Le mardi 7 août « On entrait dans la danse » avec « Stravaganza », le thème de 2018 voué à la danse. Le concert était présenté par le nouveau président des « Riches Heures Musicales » Gilbert Elkaïm qui saluait le soutien de la Région et de l'ADAMI.

Les musiciens captifs du clavecin Thomas Soltani  (directeur artistique et de l'ensemble  ou de la viole dansent en esprit ou... physiquement, telle l'élégante Domitille Gilon, violoniste qui « décolle » littéralement de la scène. Diana Baroni à la flûte n'est pas en reste...

Danseries virtuoses signées Couperin (né en 1668, on fête son 350ème anniversaire!), Leclair, Marais et Jacquet de la Guerre, leurs alanguissements amoureux cèdent heureusement le « pas » à la chorégraphie.

Paradoxe... dans notre posture « d'écoute », on demeure impassible à la volupté des rythmes. Néanmoins quelques inclinaisons discrètes marquées de la tête indiquent que l'âme du public bat la « mesure »... Les « Violoneux » devenus savants oubliaients-ils les kermesses populaires ?

Barométrie, hygrométrie et accord des cordes...

La viole de gambe qui se tient sensuellement entre les « gambes » comme une partenaire de tango souffre... Une corde de ré n'y résiste pas, sous l'oeil innocent du diable tête de chapiteau. On connaît son habileté à provoquer la honte des moines victimes du fameux fa diabolicus ! Plus à gauche, une tête de moine tonsurée prête l'oreille et se réjouit d'entendre cette musique d'avant-garde, lui qui est en place depuis le XII ème siècle...

Stravaganza, Extravagance... et le grand Sur...

La lecture des biographies des musiciens est toujours riche d'enseignements : Diana Baroni flûtiste est d'origine argentine et le gambiste Ronald Martin Alonso est diplômé du Conservatoire de la Havane... l'occasion rêvée d'inciter à la lecture de son compatriote Alejo Carpentier, auteur du « Concert Baroque » (Gallimard) construit « comme » un concerto de Vivaldi.

Musique et septième art vont de pair. « Tous les matins du monde » d'Alain Corneau est spontanément évoqué par Ronald, un monsieur de Sainte Colombe en plus joyeux... Rappelons que le 13 août, on projettera à Valsaintes « Le Roi danse » de Gérard Corbiau.

Une exposition montée sur des oriflammes (kakémono) parcourt quelques siècles de danse. Elle vous attend dans la salle des gardes. Toutes les cases sont ainsi « cochées » pour le plus grand bonheur de la Musique.

Le clavecin de la soirée était le « dernier-né » signé de Jean Bascou facteur simianais et partenaire fidèle du Festival."

 

Article signé par Michel JUBIN

 

 

Article paru sur RESMUSICA

 

Ensalada de danses de la Renaissance par La Cecchina à Simiane-la-Rotonde

Le 8 août 2018 par Cécile Glaenzer

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Festivals, La Scène, Musique d'ensemble

Simiane-la-Rotonde. 4-VIII-2018. Œuvres d’Alonso Mudarra (1510-1580), Juan del Encina (1468-1529), BartomeuCárceres (15..-1546), Giovanni Gastoldi (1555-1622), Diego Ortiz (1510-1570), Mateo Flecha (1481-1553), Filippo Azzaiolo (1530-1570), Luis de Milán (1500-1561?), Luis de Narváez (c. 1500-c. 1555), Francisco de la Torre (1483-1504). Ensemble La Cecchina : Ana Arnaz, soprano et percussions ; Sebastian León, baryton ; Silvia Tecardi, viola d’arco et dessus de viole ; Julian Behr, vihuela et guitare renaissance

Le festival des Riches Heures Musicales de la Rotonde fait peau neuve : nouvelle équipe, nouvelle présentation et toujours ce cadre unique dans les collines des Alpes de Haute-Provence.

La Rotonde de Simiane, tour médiévale édifiée au XIIe siècle dont la salle romane du premier étage sert pour des concerts intimistes à travers six siècles de musique, offre un écrin unique à un festival à la forte identité. Le thème de cette 36e édition,  » Entrez dans la danse « , nous rappelle l’influence de celle-ci sur la musique européenne depuis le Moyen Âge jusqu’au XVIIIe siècle. C’est l’ensemble La Cecchina qui ouvrait le bal.

Basée à Bâle, La Cecchina, qui emprunte son nom au surnom de la compositrice Francesca Caccini, réunit le baryton colombien Sebastian León, la violiste italienne Silvia Tecardi, le vihueliste allemand Julian Behr et la soprano espagnole Ana Arnaz, qui assure la direction musicale. L’ensemble nous fait voyager entre Naples et Madrid au fil du XVIe siècle, en alternant danses chantées et instrumentales des royaumes d’Aragon et de Castille. À la Renaissance, musiques populaires et musiques savantes s’interpénètrent et de nouvelles formes musicales apparaissent : airs à danser et chanter comme les villottes et les villanelles. Le plus célèbre des recueils de villancicos à danser est le Cancionero de Palacio de Juan del Encina, auquel le programme emprunte plusieurs pièces. Autre bel exemple d’échanges entre populaire et sacré, les Ensaladas de Mateo Flecha et de BartomeuCárceres, qui nous valent des passages savoureux entre langue vulgaire et latin. En amont de ce programme, Ana Arnaz a effectué un remarquable travail musicologique pour rendre au mieux ces échanges musicaux entre monde savant et populaire.

C’est à une véritable fête que nous convient les quatre musiciens de La Cecchina dans ce programme d’une réjouissante vitalité. La voix chaude de Sebastian León est une belle découverte. La soprano Ana Arnaz, à la voix timbrée et très expressive, fait preuve d’une superbe présence scénique. Elle accompagne aux castagnettes ou au tambourin les danses les plus vives. Quant aux interludes instrumentaux aux violes et à la vihuela, judicieusement choisis, ils permettent de découvrir la belle musicalité des instrumentistes dans des pièces de Diego Ortiz, Luis de Milán ou Luis de Narváez. Particulièrement remarquables sont les diminutions jouées sur le dessus de viole par Silvia Tecardi. La connivence entre les musiciens fait plaisir à voir comme à entendre, et la proximité avec le public, caractéristique des concerts de la Rotonde, ajoute à la magie de cette soirée. Saluons aussi la belle initiative des organisateurs pour illustrer le thème du festival : une intéressante exposition sur la danse baroque accueille le public au rez-de-chaussée de la Rotonde.

 

Article signé par Cécile GLAENZER