Les Ensembles

LA CECCHINA

Ensemble de musique baroque

La Cecchina

Cet ensemble baroque a été fondé en 2005 au sein de la Schola Cantorum Basiliensis à Bâle (Suisse), où tous les membres du groupe se sont spécialisés en musique ancienne: Ana Arnaz (soprano), Sebastián León (Barytone), Silvia Tecardi (Viola da Gamba) et Julian Behr (luth).

Le répertoire de La Cecchina va du 16è siècle à la fin du 17è siècle, période pendant laquelle la polyphonie cède peu à peu le pas à la monodie accompagnée et qui offre la possibilité de créer des ponts entre deux styles différents qui ont toujours paru séparés : la Renaissance et le Baroque.

Pour plus d’informations, veuillez consulter : lacecchina.anaarnaz.com

Présentation du programme

Ayant pour thème : Danses chantées dans les royaumes d´Aragon et de Castille durant la Renaissance.

À la fin du XVème siècle en Europe, les mondes populaire et savant se font perméables : les claires lignes qui les séparent s'atténuent. Pour cette raison, on trouve à cette période un grand nombre d'œuvres composées pour la cour basées sur des répertoires populaires et, au contraire, des pièces écrites venant de la musique savante que le peuple fait siennes. Le phénomène concerne également la danse et la musique chantée : toutes deux s'influencent beaucoup plus qu'autrefois.

 

ENSEMBLE STRAVAGANZA

Ensemble Stravaganza
Copyright photo © Bernard Martinez

L'ensemble Stravaganza est un ensemble baroque qui se consacre principalement à la musique de chambre pour un ou deux dessus, des XVIIème et XVIIIème siècles.

Réunis autour de Domitille Gilon, violoniste, et Thomas Soltani, claveciniste, les musiciens poursuivent avec enthousiasme et ferveur cette aventure humaine et musicale, qui fait de chaque concert de l'ensemble une expérience unique et enrichissante pour l'auditoire.

A géométrie variable, l'ensemble Stravaganza est composé de musiciens solistes issus des plus importants conservatoires Européens, se produisant régulièrement au sein de nombreux orchestres professionnels de renom tels que La Symphonie du Marais (Hugo Reyne), Ensemble Sagittarius (Michel Laplénie), Fuoco e Cenere (Jay Bernfeld), Gli Incogniti (Amandine Beyer), Les Ambassadeurs (Alexis Kossenko), Ensemble Pulcinella (Ophélie Gaillard), Les musiciens de Saint-Julien (François Lazarevich)…

Régulièrement invité par de nombreux festivals internationaux, l'ensemble Stravaganza se produit aussi bien en France (Printemps des Arts de Monte-Carlo, Festival baroque du Pays du Mont-Blanc, Sinfonia en Périgord...), qu'en Ecosse (Saint Cecilia Hall - Edimbourgh), aux Pays-Bas, Belgique (Ma festival - Bruges), en Allemagne (Tage Alter Musik Regensburg), Angleterre, Autriche (Wiener Konzerthaus), Pologne…

L'ensemble est en résidence à l'abbaye de Port Royal des Champs

Pour plus d’information, veuillez consulter : ensemble-stravaganza.com

Présentation du programme

Ayant pour thème : « Récréations baroques »

François Couperin (1668 – 1733), Jean-Marie Leclair (1697 – 1764)
Marin Marais (1656 – 1728), Elisabeth Claude Jacquet de la Guerre (1665 – 1729)

Domitille Gilon : violon & direction | Diana Baroni : traverso
Ronald Martin Alonso : viole de gambe |Thomas Soltani : clavecin & direction

L’œuvre de Jean-Marie Leclair incarne par excellence les deux tendances de la musique en France au XVIIIe siècle. La tradition lulliste se heurte dès les premières années du siècle aux nombreuses influences italiennes qui inondent alors l’Europe, notamment par la publication des sonates pour violon et basse-continue d’Arcangelo Corelli en 1700. Bien que ces nouvelles formes ne soient pas du goût de tous, les compositeurs adoptent rapidement sonates et concertos, qui sont bientôt applaudis à Paris, au Concert Spirituel. La musique soliste virtuose, emmenée par le nouvel éclat du violon qui s’impose face à la viole de gambe, séduit le public dont l’exigence sera un moteur important pour l’évolution de la musique instrumentale.

Leclair, revenu en 1723 de son premier voyage en Italie, donne en 1728 ses premières œuvres au Concert Spirituel, où il rencontre un vif succès. Mais si le violoniste lyonnais se distingue particulièrement par ses sonates et concertos, il n’en délaisse pas pour autant le style français : maître à danser et chorégraphe dans sa jeunesse (il excellait dans la danse), ses Récréations d’une exécution facile témoignent de cet héritage. Ces suites s’inscrivent dans la tradition de la danse de Cour portée par Louis XIV et Jean-Baptiste Lully. Les Menuets, Forlanes, Sarabandes ou Chaconne sont emblématiques des opéras de Lully et destinés à être joués dans le cadre familial, ce qui explique le titre et la destination instrumentale de la Deuxième Recréation […] pour deux fluttes ou pour deux violons.

La tradition des œuvres « pour dessus et basse » laisse en effet la liberté de choisir l’instrumentation selon les musiciens présents ; aussi le dessus sera-t-il tenu également par une flûte, un hautbois, un violon ou un dessus de viole, comme le préconisera François Couperin dans ses concerts royaux. Cité depuis ses débuts comme l’un des plus grands musiciens du siècle, Leclair laissera une emprunte décisive dans l’école française de violon.
Elisabeth Jacquet de la Guerre et François Couperin verront également certaines de leurs œuvres briller du double héritage français et italien. À la tradition française, ces deux compositeurs emprunteront l'élégance mélodique, le goût de la danse, l'ornementation, tandis que l'Italie inspirera une carrure, un goût de la symétrie, l'emploi discret mais caractéristique du chromatisme, et maintes formules instrumentales.

 

ENSEMBLE CELADON

ensemble Celadon
 Copyright photo : Festival Voix et route romane

Empruntant son nom au héros de l’Astrée d’Honoré d’Urfé, l’ensemble Céladon explore avec charme et fantaisie le répertoire de la musique ancienne, cherchant à chacune de ses manifestations à réinventer la forme de ses concerts.
Mené par le contre-ténor Paulin Bündgen, Céladon cherche à s’échapper des sentiers battus et se plaît à arpenter le registre lié à son timbre de contre-ténor, entre musique médiévale, Renaissance et baroque.
Depuis sa formation en 1999, l’ensemble Céladon crée des programmes de concert à l’identité forte et originale, comme Baroque Land, Music at the Castle Tavern, Deo Gratias Anglia ou encore Nuits Occitanes.
Depuis 2015, il s’intéresse également à la création contemporaine avec les programmes No Time in Eternity (Consort songs Elisabéthaines et œuvres de Michael Nyman), ou encore ΙΕΡΟΣ | HIEROS (Conduits de l'École de Notre Dame et compositions de Jean-Philippe Goude).

En résidence au Centre Scolaire St Louis-St Bruno à Lyon, l’ensemble Céladon dirige et organise dans ce cadre la saison de concerts Les Rendez-vous de Musique Ancienne.

Présentation du programme

Composé de chansons de trouvères et de troubadours, ce programme rassemble des pièces vives et rythmées, joyeuses et dansantes, tout à fait décomplexées, à l’image de ce Moyen-âge où l’on aimait tant festoyer ! Les estampies et autres rondes de mai y côtoient toutes sortes de pièces d’allégresse propices à la danse. Elles sont signées Jehan de Lescurel, Bernart de Ventadorn, Raimbault de Vacqueiras, Gautier de Coincy…

 

ENSEMBLE LES FAVEURS

Ensemble Les Faveurs
Copyright photo : Elske Koelstra

L'ensemble Les Faveurs fondé 2008, réunit des musiciens soucieux de rafraîchir les musiques du passé, en particulier celles de l'époque baroque.
Le travail des dernières années s’articule en particulier autour des musiques traditionnelles anciennes, sources d’inspirations et ouvertes à l’improvisation.
Au gré des programmes, l’ensemble s’adjoint des musiciens, chanteurs ou danseurs spécialisés dans le répertoire de cette époque. La plupart d’entre eux participent aux activités de grandes formations en France et à l’étranger.
Outre leur activité d’interprètes, les Faveurs ont à cœur de diffuser la musique ancienne au travers de conférences, de concerts didactiques, d’interventions auprès des scolaires et des conservatoires, d’animations diverses.
Les Faveurs présente la double originalité d’être l’un des rares ensembles musicaux professionnels des Alpes du Sud et le seul dédié à la musique ancienne dans les Hautes Alpes.
L’ensemble Les Faveurs emprunte son nom aux rubans de satin ou de velours, étroits et très légers, qui ornaient les vêtements ou les objets aux XVIIème et XVIIIème siècles.
Invité régulièrement dans plusieurs festivals de la région, le public est au rendez-vous, souvent surpris, toujours conquis.

Présentation du programme

Ayant pour thème : « Courants d’Airs »

... un programme à la croisée des chemins entre musiques baroques et populaires de l' Italie et l’Espagne à la Grande Bretagne.
Ces mélodies, danses et chansons ont traversé les siècles et les mers sans prendre une ride et naviguent entre les terres de la mélancolie, de la folie, de la sérénité et de la virtuosité.
Ouvertes à l'improvisation, elles séduisent, surprennent, s'adaptent et se façonnent au gré des vents de l'inspiration, elles gardent fraîcheur et vivacité.
Dans un alliage subtil entre les cordes pincées, frottées, le son des flûtes et la voix, vous entendrez chaconnes, tunes, ayres, grounds, songs et tarentelles.

 

ENSEMBLE SUONARE & CANTARE

Ensemble Suonare e Cantare
Crédits photo : Nemo Périer Stefanovitch

Créé en 1997, Suonare e Cantare est un ensemble instrumental et vocal qui interprète la musique ancienne sur instruments originaux et privilégie la musique vivante, entreprenant un profond travail sur les répertoires des XVIIe et XVIIIe siècles.

Les musiciens se sont produits au sein de nombreux festivals (Festival Baroque de Pontoise, Classique au Vert, Saint-Michel en Thiérache, Festival Baroque de Sablé-surSarthe, Printemps des Arts de Monte-Carlo, Printemps des Arts de Nantes, Festival International de Musique d'Istanbul...), mais également à l'occasion des saisons de Radio France.

Présentation du programme

Les musiques celtiques des XVIIème et XVIIIème siècles sont fascinantes par la façon dont les styles « traditionnels » et « classiques », « musiques à danser » et « musiques à écouter » se sont entremêlés. En effet, la plupart des compositeurs de l’époque ont tous utilisé les thèmes en vogue, et les ont adaptés aux formes, aux besoins et aux harmonies du moment. Ils ont ainsi créé une musique au charme unique, savoureux mélange de modalité « ancestrale » et d’harmonies « modernes ».

Réunissant des airs de danse, des chansons et des airs avec variations, ce programme rare, propose d’allier la poésie des instruments anciens et l'énergie du phrasé traditionnel.

Pour ce programme, Suonare e Cantare vous propose un fabuleux voyage musical au travers de pièces issues des plus beaux chefs d’œuvres de John Dowland (1563-1626) ainsi que des suaves mélodies tirées du recueil de John Playford et du folklore irlandais.
John Dowland, luthiste et chanteur, travaille tout d'abord à Paris pour l'ambassadeur d'Angleterre. Il devient ensuite musicien à la cour de Christian IV du Danemark, puis se met au service de Jacques Ier d'Angleterre et Charles Ier d'Angleterre.
La musique de Dowland exprime souvent la mélancolie, un sentiment très présent dans les compositions de cette époque. Il écrivit d'ailleurs une pièce pour consort dont le titre pourrait selon certains résumer son œuvre, intitulée Semper Dowland, semper dolens (toujours Dowland, toujours souffrant). Ce serait cependant oublier d'autres pièces plus humoristiques, comme Fine knacks for Ladies ou encore The Earle of Essex Galliard, pièce instrumentale dédié au Prince Essex, composée sur le même thème que Can she excuse, lettre ouverte à Élisabeth 1ère d'Angleterre…
Ce programme est également l'occasion de revisiter le recueil de John Playford, The English Dancing Master, ou l'on trouve la plus importance source de mélodies anglaises du XVIIe siècle, mais aussi les œuvres de John Bennet et Thomas Ravenscroft.
Marqué par les influences celtiques et populaires, ce concert alterne musiques vocales et instrumentales, entre humour et mélancolie.